Une politique de sécurité économique

Communiqué de presse

Est-ce un signe de clairvoyance stratégique que de permettre l’acquisition illimitée de parts d’entreprises majeures ou d’infrastructures essentielles par des actionnaires étrangers, ou cela témoigne-t-il d’une politique naïve d’ouverture des frontières ?

Où se situe l’équilibre entre l’évitement des pièges du protectionnisme ou du nationalisme économique et une politique raisonnée portant sur les leviers du contrôle réel dans des infrastructures essentielles ou des entreprises que nous jugeons cruciales pour notre économie ?

Avons-nous une vision en termes de politique, ou sommes-nous attentistes, comme en 2016, lorsque des dizaines de conseillers communaux au sein d’Eandis ont dû subitement voter pour ou contre la reprise de 14% des actions de cette intercommunale ?
La transaction ne s’est pas faite. Mais un an et demi plus tard, nous ne sommes pas beaucoup plus avancés pour ce qui est d’une politique en matière d’investissements étrangers directs. C’est pourtant devenu une affaire délicate, d’autant que derrière ces acquisitions se cachent souvent des puissances étrangères de type … Russie ou Chine.

Une politique transparente, avec des paramètres corrects, s’impose d’urgence !

Des notions comme la souveraineté économique ne nous sont pas encore familières, mais dans quelle mesure est-il souhaitable d’accepter l’acquisition de parts sur la base des motivations politico-stratégiques potentielles du repreneur ? N’est-il pas logique d’avoir une politique sur le contrôle économique que vous voulons conserver sur ces actifs ? Cela peut avoir pour enjeu la continuité d’infrastructures essentielles, la fuite de données ou la dépendance stratégique à l’égard de puissances étrangères, sans parler de l’espionnage économique.

Itinera publie l’analyse scientifique du Prof. Dr Cindy Du Bois, professeur à l’École royale militaire, sur ce sujet délicat auquel nos gouvernements accordent trop peu d’attention. Itinera souhaite mettre ce thème à l’agenda politique, avec des recommandations pour une politique raisonnée et transparente, avec une analyse correcte de chaque dossier, les risques ou opportunités et la spécificité de certains secteurs.

Il ne s’agit pas de vouloir fermer les frontières, ce qui serait néfaste dans un pays qui tire une bonne part de sa prospérité de sa capacité d’exportation. Une telle politique ne peut prendre appui ni sur un patriotisme déplacé, ni sur le protectionnisme. Mais nous devons être clairs quant à l’importance de cette question – correctement formulée – pour notre sécurité économique.

Contact:
Visiting Fellow Cind Du Bois (0473/83.32.31) et Chief Economist Ivan Van de Cloot (0478/43.47.17)

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