‘Ma voiture, ma contribution fiscale’
Il n’y a pas que les visiteurs du salon de l’auto qui soient fou de voitures, le fisc belge l’est également. Lors de cette grande messe pour admirateurs de voitures, les esprits critiques montrent du doigt les moteurs inutilement surpuissants de type « SUV » ou la « propagande verte » de l’industrie automobile. En tant que symbole de la société de consommation, l’automobile est en effet un important véhicule de solidarité fiscale. Ceci explique pourquoi une fiscalité automobile radicalement nouvelle et basée sur l’utilisation et non sur la puissance n’est pas à l’ordre du jour.
Points principaux:
- Les recettes fiscales liées à l’automobile ont atteint 12 milliards d’euro en 2006 soit presque 8% des recettes fiscales totales des autorités belges.
- Sans taxes, des prix de l’ordre 60 euro cent pour l’essence et de 55 euro cent pour le diesel sont envisageables. Presque 60% du prix d’un plein d’essence va au trésor publique et la contribution fiscale des consommateurs de diesel atteint presque 50%.
- L’impact des subsides en faveur de véhicules pauvres en énergie sur les chiffres de consommation totale est minuscule. En outre, grâce aux recettes de la TVA (21%), les autorités gagnent encore grâce à la réduction (de 3% à 15%) sur pour l’achat d’un véhicule économique.
- Lorsqu’à terme l’achat des voitures et le parc automobile se réduiront, une diminution forcée des rentrées fiscales liées à l’automobile sera inévitable. Vraisemblablement, les gouvernements à venir opteront pour la compensation en augmentant d’autres taxes ce qui au final aboutira à une diminution de l’offre de travail et à un niveau d’activité économique plus faible.
Contact:
Johan Albrecht (Itinera Institute & UGent) – johan.albrecht@itinerainstitute.org
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