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La compétitivité belge est en danger. Afin de préserver notre compétitivité internationale, les partenaires sociaux veulent en particulier utiliser des mécanismes de contrôle qui lient l’évolution du coût salarial de l’industrie belge à celle de nos voisins. Cette politique n’aura peut-être aucun impact sur le taux de chômage belge qui est de 12,3% étant donné que notre système fiscal maintient le travail hors prix et que le travail reste protégé de la concurrence internationale. Notre niveau de bien-être futur dépendra principalement d’une intégration réussie des inactifs et de la croissance de la productivité du travail. Des réformes fondamentales sont nécessaires. La focalisation sur les salaires industriels de nos voisins risque de détourner ces questions de notre agenda politique.
Dans la NOTA 4/2006 de l’Itinera Institute, les perspectives sur la compétitivité belge sont nuancées et la possible création d’emploi résultant des mécanismes de contrôle précédemment exposés est remise en question. Actuellement, il y a moins de travailleurs dans le secteur industriel qu’il n’y a de chômeurs (580 000 contre plus de 600 000) : une réglementation plus ambitieuse pour améliorer la création d’emplois dans tous les secteurs est donc nécessaire. Nos responsables politiques restent trop vagues à ce sujet. Seul un climat économique plus attrayant peut mobiliser les talents dont nous avons besoin pour améliorer notre productivité et notre bien-être futurs.
