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Des économistes de la KULeuven se sont intéressés au rôle de la taxation indirecte dans la politique sociale. De manière générale, ils ont cherché à étudier l’effet d’une nouvelle façon de financer la sécurité sociale, sur la distribution de revenus. Cette nouvelle alternative consistait à réduire les cotisations sociales des employeurs de 25% et à augmenter en contrepartie la taxation indirecte et plus spécialement la TVA. Tous les membres de notre société -actifs et non actifs, chômeurs et travailleurs- sont affectés de près ou de loin par le niveau de TVA. Mais à quel point les personnes appartenant aux premiers quintiles de la distribution de revenus peuvent-elles être affectées par cette combinaison de mesures fiscale et sociale ? Sur base de différentes enquêtes relatives aux dépenses et aux revenus de la population, ces économistes de la KULeuven sont arrivés à la conclusion que cette proposition politique offrait un gain aux groupes à plus hauts revenus et faisait perdre ceux à plus faibles revenus. L’effet redistributif de notre système de taxation se retrouvait par ailleurs diminué par ce scénario.
Ce résultat ne doit bien évidemment pas nous amener à refuser toute modification de notre législation fiscale. Il doit juste nous ouvrir les yeux sur l’importance de réaliser un « test pauvreté » des mesures fiscales que nous voulons mettre en oeuvre. Il faut pouvoir déterminer à quel point ces mesures seront capables de contribuer ou pas à la lutte contre la pauvreté.

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